Passant, ici repose un qu'on dit être mort - Je ne sais s'il l'est ou s'il dort - Sa maladie imaginaire - Ne peut l'avoir fait mourir - Car il aimait contrefaire - C'est un grand comédien - Quoi qu'il en soit, ci-gît Molière S'il fait le mort, il le fait bien . Epithaphe sur la Tombe de Jean Baptiste Poquelin dit Molière

Passant, ici repose un qu'on dit être mort - Je ne sais s'il l'est ou s'il dort - Sa maladie imaginaire - Ne peut l'avoir fait mourir - Car il aimait contrefaire - C'est un grand comédien - Quoi qu'il en soit, ci-gît Molière S'il fait le mort, il le fait bien  . Epithaphe sur la Tombe de Jean Baptiste Poquelin dit Molière
Adios !




Alunissage
n.m., du latin luna, la lune, et du préfixe a, très joli également.
Procédé technique consitant à déposer des imbéciles sur un rêve enfantin.
Pierre Desproges


New Wave



See you son guys.









# Posté le dimanche 29 mars 2009 06:55

Modifié le lundi 03 août 2009 11:54

Et si rien n'existait ? Si tout ceci n'était qu'illusion ? Dans ce cas j'aurais payé ma moquette beaucoup trop cher.... Woody Allen.

Et si rien n'existait ? Si tout ceci n'était qu'illusion ? Dans ce cas j'aurais payé ma moquette beaucoup trop cher....  Woody Allen.


..........Le château est désert. Les lourdes colonnes de marbres ciselées, autrefois blanches, devenues grises, soutiennent des voûtes autrefois glorieuses. Le temps semble être passé, puis figé. Plus rien ne bouge dans les grandes salles vides, poussiéreuses. Comme dans un long souterrain sans fond. Le dallage noir et blanc, cassé, brisé, grisé, amplifie chaque pas, qui se perdent dans l'immensité nue des enfilades de pièces vides. Les murs gris, poussiéreux, sont totalement vides, au fond, de l'interminable salle, couloir, immensité, souterrain. Au fond, un frêle escalier en colimaçon grimpe vers une petite tour, la plus petite tour du Château. Nuit et jour, les volets sont fermés. Gris, également, les volets. Parfois, seulement, un minuscule rayon de soleil fugace et téméraire, parvint à filtrer par les fentes colmatées par la poussière. Dans cette chambre noire. Noire comme en pleine nuit, froide comme un abattoir, il attend. Cela fait plus d'une heure qu'il erre, dans les immensités noires du Château.
..........Dans la succession de pièce immense, nues et uniformes. Sous les voûtes tristes et grises, qui semble gémir et les colonne droites et dures. Il erre, sans but, sans rien. Sans idées. Il ne retrouve plus la sortie. Il ne sait plus comment s'échapper des entrailles lugubres du Château, pour revenir dans l'aile habitée de l'enclave. Il regarde autour de lui. Impossible de savoir lui-même où il se trouve. Il soupire à nouveau. Cela fait plusieurs jours qu'il fait ce rêve. Cela fait plusieurs nuit qu'il se voit vider une bouteille de liquide sombre, qu'il se voit se noyer peut à peu dans la brume, et qu'il s'éveille, fourbu, comme après une longue journée de marche, perdu, dans les entrailles sinistres de son domicile. Comme à chaque fois, il ne sait pas comment il est arrivé, il ne reconnaît jamais l'endroit. Pas au premier coup d'½il du moins. Toute l'envie de violence qui l'habite d'habitude, tout son besoin de vengeance, contre tous, et n'importe qui, semble être anesthésiée, affaiblie. Il sent le calme dans son esprit de brume.
..............Et, comme à chaque fois, ses jambes semblent se dérober à chacun de ses pas. Il titube, lutte pour se maintenir debout. Tombe, comme toujours. Jamais au même endroit, mais il tombe, violemment. D'habitude il reste ainsi, allongé sur l'antique dallage de marbre, les bras le long du corps, incapable de quoi que ce soit. Mais cette fois la brume est un peu moins dense que d'habitude. Il parvient à sentir une petite clé de fer, dans la poche arrière de son rêche pantalon de velours. Se relève avec difficulté, la saisie. La tient faiblement dans ses mains tremblantes. Si elle tombe, il n'aura pas la force de se baisser pour la rattraper. Il se demande comment elle est arrivé dans sa poche, à vrai dire, il n'en sait rien. Il ne sait même plus grand-chose, à cet instant précis. Il se demande juste depuis combien de temps il tourne en rond, cherchant désespérément la lumière et la clé. Il ouvre l'½il, jette violemment son regard au quatre coins de la salle glacée, il a chaud, à l'intérieur de lui, ses joues sont rouges, sont regard vitreux. Il frissonne. Titube encore, se rattrape à une grosse colonne sur sa droite. Ses mains épaisses ramassent une demi tonne de poussière. A nouveau, il embrasse violemment, désespéramment la salle du regard. Il lui semble qu'elle est nouvelle, celle là. Qu'il ne s'y est encore jamais perdu. Il remarque, dans le fond, un petit escalier en colimaçon, il monte, anxieux, ses mains poussiéreuses transpirent sur la rampe, il se sent faible. Très faible. La petite clé rouillée glisse dans la serrure de la petite porte vermoulue à poignée de bronze.
.......Tout s'enchaîne étrangement bien, comme dans un rêve, dans un cauchemar, inconsciemment, prenant des tournures irréelles, hors du temps, hors du monde. Les gonds grincent, ses pas résonnent. Forts, comme une détonation, comme un glas sonnant au loin. Une carcasse de lit, sur laquelle gît un matelas défoncé s'offre à ses yeux, libératrice. Il tente de s'y précipiter, s'effondre, s'y affale.
...... Il gît là, désormais. Le temps semble s'être arrêté. Un maigre rayon de soleil gifle ses joues rougeaudes et aveugle son regard, anéantit par l'alcool. Et, là, effondré, sur le matelas crevés, ses yeux douloureux et sa bouche pâteuse, une question parvient à traverser le brouillard dense de son esprit malade et faible. Une hypothèse absurde, non, effroyable. Une idée étrange, inconnue, qui le frappe violement dans la poitrine, l'émeut, le paralyse. Un éclair de pensée fulgurant, un élancement de génie, quelque chose d'étrange... d'atroce, et son regard perdu, se relève lentement vers le portrait d'une châtelaine fantomatique.
Est-ce réellement un rêve ?

Dégénerescences.
Eléa.

# Posté le dimanche 01 mars 2009 07:38

Modifié le jeudi 26 mars 2009 16:25

Le trépas vient tout guérir mais ne bougeons d'où nous sommes, plutot souffrir que mourir, c'est la devise des hommes. Jean de La Fontaine.

Absence.
Vide si vous préférez.
Abscence.
Emoussement des Affects pour un psy.
Fatigues, suicide moral pour l'Interessée.
Parce que des Impressions peuvent vous faire sombrer en un rien de temps.
Parce qu'un mot, un seul, aussi fugace soit il peut détruire pour toujours.
Je suis Morte.
Je ne vais pas Mourir bien sûr.
Je ne mourrais jamais de mon plein grès, du moins je l'espère, mettez vous ça dans la tête.
Non. Je suis Morte et c'est bien là toute la nuance.
Mon corps n'est qu'une grande enveloppe, vide.
Mes yeux un miroir sans tein
Ma bouche une boîte à sourire, mécanique.
Finir au fond du trou, finir au fond, tout en bas, dans les dernières limbes, dans un dernier espoir.
Sans force pour redonner de l'impulsion, sans envie, sans passions.
Indifférence.
Absence. Ces mots s'accordent étrangement bien.
Je me trouve derrière une paroie de verre.
Mes coups ne sont pas assez violents, je n'ai plus assez de force.
J'ai besoin de briser cette paroie.
Je m'acharne. je me retrouve couchée sur le sol les mains en sang.
Vous m'appelez mais le verre étouffe vos voix. Vous me tendez la main mais il est impossible de m'atteindre.
Je voudrais vous voir, vous toucher, vous parler...
Mais je suis seule, désepérèment seule dans cette grande boîte de verre qui s'épaissie de minutes en minutes.
Et quand je parviens à la fissurer un immense sourire m'échappe et un éclat de vrai rire tinte à vos oreilles.
La paroie se reforme très vite bien sur, et je ne cesse de me claquemurer dans le même Malheur Complaisant.
Seule. Toujours et encore Seule.
M'aiderez vous un jour à la brise, cette glace ?
J'en doute voyez vous.
Riez que vous avez raison, sans vous souciez des autres et de leur tristesse
Au fond c'est le sul moyeb d'avoir une vie heureuse non ?
L'Egoïsme.
Alors regardez vous rire a gorge déployer pour rien, recentrer vous sur vous même et vous avez bien raison.
Cette paroie de verre s'épaissie encore et estompe votre image.
Abscence.
Oubliez moi.
Je n'existe déja plus.

ça vous fais peur, hein ?

Vous me dégoûtez tous avec votre Bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui amassent tout ce qu'il trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on est pas trop exigeant. Moi je veux tout, tout de suite et que ce soit entier ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage . Je veux être sure de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'était petite, ou mourir.
Antigone, Jean Anouilh.


Le trépas vient tout guérir mais ne bougeons d'où nous sommes, plutot souffrir que mourir, c'est la devise des hommes. Jean de La Fontaine.

# Posté le lundi 26 janvier 2009 14:25

Modifié le samedi 28 février 2009 04:40

Ami, je sens venir en moi la douce plénitude j'ai commencéla Mort par de la Solitude. Victor Hugo.

Ami, je sens venir en moi la douce plénitude j'ai commencéla Mort par de la Solitude.                                                                                Victor Hugo.
La fin.
Le Néant. Le vide. Vous. Moi . Personne et toujours la même toile de fond, et toujours la même chose.
Et toujours le même refrain, et toujours les mêmes questions qui se posent.
Toujours la même fatigue. Rien que de la Fatigue.
Même plus de la Tristesse, juste de la douleur. Plus de pleurs, rien n'en vaut la peine.
Eternels et puits sans fonds.
Tomber, tomber, tomber, sans buts et sans raisons.
Sans jamais une mains tendue, ni même un éclat de rire.
Tomber tomber ... et pourquoi pas mourir ?
N'y a t il que la Mort comme seule alternative ?
Il faut être vivant pour guérir, mais qui vous dit que nous voulons vivre ?
Tomber guérir, tomber partir. Et le vin danse, mes mots sont ivres.
Même plus les pleurs. Même plus la peur. Ni la colère. Ni le degout.
Je ne veux plus rien ressentir. Je ne suis qu'une coquille vide, je tiens debout.
Et tellement banal, ce couplet de déprime adolescente, qu'il m'écoeure et me révulse ...
Mais que puis je donc ecrire de plus ?
Que ce texte et ces sentiments élimés, ces clichés scénarisé et toute cette ronde infernale.
Rien rien rien.
Que de banalité affligeante.
Je me dégoute tout seule.
Alors peut etre vaut il mieux s'arreter là ?
Peut etre vaut il mieux me dire que ce sentiment n'est que passager ...
Et esperer qu'un jour ... tout cela diparaitra.

J'ai horreur des nombres pairs.

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 05:22

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 14:04

La plupart des gens ce sont les autres. Leur opinion est celle d'un autre, leur Vie une imitation, leurs passions des citations. Oscar Wilde.

La plupart des gens ce sont les autres. Leur opinion est celle d'un autre, leur Vie une imitation, leurs passions des citations. Oscar Wilde.
IVRESSES.

Ivresses. Ivresses d'un jour. Ivresse d'un soir. Le Monde me saoule, il me fait boire. Ivresse sous la pluie. Ivresse d'une nuit. Et puis j'oublie, les Gens autour.
J'oublie. J'oublie le Monde et toutes vos Âmes qui se lamentent de larmes en larmes. Tout le Monde tourne et puis je tombe, enterrez moi ! Je veux ma tombe !
Je veux du vin, je veux partir. La rue est vides, les gens se mirent. Les vitrines brisées et la Nuit tombée. Ô ! Mais qu'elle se casse la Nuit ! Mon Dieu qu'elle se casse la gueule. Elle est bien triste, elle est bien seule.
Un flot de sang coule et je me marre. Je suis bien ivre, il est bien tard. La rue est obscure, un homme tout doucement s'avance dans le Noir...
Allez ! Allez je veux à boire !
Une bagarre éclate et moi, l'indestructible pilier de bar je les regarde et je me marre.
C'est cette hilarité soudaine qui se fond dans la brume de mon esprit et c'est ce terrible sentiment de fatalité et d'oubli.
Remplissez mon verre, moi je veux finir par terre, me tordant et dégueulant tout ce grossier rouge. Il faudrait que le Monde se bouge. Voici venu l'heure de souhaiter un Joyeux Noël a ma conscience. Qu'elle s'en aille, qu'elle déserte les lieux en remballant toute sa science. Moi, je veux boire seule et en toute Absence.
Je veux parler, mais je n'y parviens même pas.
Mon verre ! Mon verre !
Demain il me faudra endosser mes tailleurs biens coupés et mon brushing parfait et continuer comme la plus importante gérante de la plus grande des entreprises.
Demain, demain j'empocherai mes millions et je grossirais le compte en banque de mon mari. Mais maintenant, à cet instant alors que le Monde est Noir que le Monde est Gris.
Je veux boire, toujours et encore. Ce rouge infecte qui me tient au corps.
Du vin ! Du vin vous dis je ! Jusqu'à en finir par terre, jusqu'à avoir le vertige.
Ivresses du soir. Ivresse d'une Nuit. Et moi le pilier de bar je me saoule, et je me saoulerai toujours et encore. Toujours et encore au nom de la Vie.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 13:43

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 14:04